mercredi, juin 15, 2005
rien à voir avec le concombre masqué
Etant un scientifique confirmé (au moins par ma maman), je vais une nouvelle fois vous faire part d’une de mes nombreuses études afin de vous en apprendre un peu plus sur la nature qui nous entoure. Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir.
Un fidèle intervenant m’a demandé d’expliquer comment l’on pouvait traire un concombre de mer sans qu’une bande de Snorkies assoiffés non pas de sang mais de lait viennent troubler la récolte de ce précieux breuvage.
Pour tous ceux qui se demande, mais qui qui qui sont les Snorkies, qui qui qui mais qui ? Je leur répondrai que les Snorkies sont des êtres abominables qui vivent au fond des océans, ils sont de toute les couleurs, ils ont des vies absolument palpitantes où ils se courent après pour se faire des blagues… cons de Snorkies ! Surtout des voleurs de lait ! Mais de cela, personne n’en parle !
Laissons ces cornichons de Snorkies pour en apprendre un peu plus sur les concombres. Il existe de nombreuse sortes de concombre des mers, parmi lesquelles, et pour ne citer que les plus connues, il y a le Cucumaria brunnea, Cucumaria cucumis, Cucumaria elongata, Cucumaria fergestina, Cucumaria hyndmani, Cucumaria köllikeri, Cucumaria lactea, Cucumaria lefeurei, Cucumaria montagui, Cucumaria planei, Cucumaria syracusana, Holothuria forskali, Holothurie rayée (Paersonathuria graeffei), Holothurie serpentiforme, collante (Ophiodesoma spectabilis), Holothurie détritivore (Holothuria impatiens Holothuria polii), Holothuria sanctori, Holothuria tubulosa, Labidoplax digitata, Labidoplax thomsoni, Leptosynapta galliennei, Leptosynapta inhaerens, Phyllophorus gramulatus, Phyllophorus urna, Pseudocucumis marioni, Pseudocucumis mixta, Stichopus regalis, Thyone fuscus, Thyone inermis, Thyone roscourtia, Trochodota verusta.
Le plus compliqué dans la traite de l’Holothurie (appelons-le ainsi pour plus de compréhension par tous) c’est de trouver les mamelles sur les femelles au milieu de toute ces excroissances telles que les ventouses. Pour distinguer le mâle de la femelle, ce n’est pas très compliqué, un petit tableau sur lequel est écrit le mot « solde », qui en langage concombresque signifie « hey ho les filles, venez me voir j’ai une grosse … carte bleue », fera l'affaire. Et là, miracle de la nature, elles rappliquent toutes comme des furies (il faut penser à se protéger au préalable, car la femelle est dangereuse lorsqu’elle aperçoit le mot solde !)
Une fois capturée par cet ingénieux plan machiavélique qui l’a fait sortir de sa cuisine, et les mamelles trouvées, il faut en extraire le lait. Pour cela, il suffit simplement de se munir d’une trayeuse à concombre (évident, non ?)
Mais comment faire pour que ces viles créatures que sont les Snorkies ne rappliquent ? Là encore c’est très simple, il ne faut pas oublier que le Snorkie est d’une stupidité à toute épreuve. Pour qu’ils ne viennent pas lors de la traite, il n’y a qu’à installer à proximité (mais pas trop près) une télévision allumée sur TF1, une émission telle que combien ça coûte ou les sept péchés capitaux fera amplement l’affaire.
Voilà, vous êtes maintenant en mesure de traire un concombre sans être dérangé par des Snorkies.
Pour ceux que ça intéresse, il est possible, avec ce lait d’en faire du fromage… ou bien d’autre chose encore. Qui n’a jamais rêvé de boire un chocolat chaud au lait d’Holothurie ?